TÉLÉCHARGER VADIM FOURCHES CAUDINES

Recommandé par les abonnés À propos du blog image René Dosière, qui n'en rate pas une, en a profité, comme toujours, pour faire des comptes, non sans mal à l'en croire, et rappeler que Valéry Giscard d'Estaing est l'ancien président qui coûte le plus cher au budget de l'État français, avec 2,5 millions d'euros par an, devant Nicolas Sarkozy 2,2 millions. Quelques chiffres! Ce budget ne comprend pas le traitement mensuel des anciens présidents une misère …environ euros par an , ni la rémunération mensuelle de membre du Conseil constitutionnel Cette lettre décisive, de toute évidence, a été écrite en prévision du sort que Lolo, le plus jeune Premier Ministre de France, jugeait devoir inévitablement être le sien quelques décennies plus tard. Cet homme pensait décidément à tout, pour le présent avec les prudentes exemptions fiscales pour le petit commerce de son cher papa antiquaire , comme pour l'avenir lointain à ses propres privilèges à venir de comme futur ancien Président de la République.

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Plan 1. Vsevolod Meyerhold, Écrits sur le théâtre, t. ISBN 2. ISBN 3. ISBN 4. ISBN 1 1. On peut affirmer sans risque d'être contredit que même en Russie aucune manifestation de cette ampleur n'a été réalisée jusqu'à présent pour honorer cette figure emblématique du théâtre. Car il y aura toujours à apprendre à scruter les travaux et les jours de cette personnalité exceptionnelle du monde théâtral dont la vision dépasse le cadre de son pays d'origine.

Il est prévu une publication des actes du colloque en deux volumes. Le premier vient de sortir sous le titre Meyerhol'd, la mise en scène dans le siècle. Cette division en deux parties vise à mieux distinguer une partie historique, la première, et une partie ouverte sur le présent et l'avenir, la seconde. En somme qui était Mejerxol'd et que nous apporte-t-il maintenant? Avec beaucoup d'à propos, l'organisatrice a obtenu de l'Institut d'esthétique de Moscou Gosudarstvennyj institut iskusstvoznanija de diriger l'édition du premier recueil.

Il suffit de disposer du financement nécessaire attribué en l'occurrence par divers organismes français , pour obtenir un résultat en un temps record. L'ouvrage réalisé est élégamment illustré par David Borovskij, le prestigieux scénographe dont on sait qu'il a été, entre autres, le fidèle compagnon de Jurij Ljubimov. Le colloque a eu l'insigne honneur d'être ouvert et salué par Maria Valentei, la petite fille de l'homme de théâtre1.

On peut affirmer que, sans sa ténacité et sa pugnacité, dignes de celles de son illustre parent, la réhabilitation morale et esthétique de Mejerxol'd n'aurait pas été réalisée à ce rythme et avec ces résultats, dont le moindre n'est pas l'ouverture d'un musée dans ce qui fut sa dernière demeure.

En outre, ses liens de parenté lui ayant conféré le droit de consulter les archives policières, elle a livré, pour l'édification de la postérité, les détails saisissants de l'arrestation, des interrogatoires, des tortures, du procès et de l'exécution d'un homme que, pour des raisons mal éclaircies, on voulait faire disparaître.

Témoignage exemplaire qui illustre le sort de nombreux intellectuels brutalement broyés par la machine inhumaine des autorités qui régnaient en Russie. Dans la même fournée que Mejerxol'd disparaissaient l'écrivain Babel', le journaliste Kol'cov ou le directeur administratif du théâtre artistique de Moscou, Bojarskij.

Le recueil est bilingue français et russe, en ce sens que les articles ont été publiés dans la langue de leur auteur. La majorité sont en russe et quelques-uns en français, y compris le témoignage du célèbre metteur en scène allemand Thomas Ostermeier, que l'on peut comprendre comme un hommage à l'organi- 1 THÉÂTRE RUSSE satrice du colloque et au lieu où il s'est tenu.

On l'aura compris, au-delà de Mejerxol'd, ce recueil est un témoignage pour le théâtre et la vigueur de son impact dans le monde contemporain. La prééminence du texte a longtemps tenu à l'écart les arts du spectacle des disciplines consacrées.

Cette situation est en train de changer, si l'on tient compte du fait qu'au prochain concours d'entrée aux Écoles normales supérieures les études théâtrales pourront être choisies comme épreuve à option. De cette pépinière sont sortis la plupart des spécialistes actuels du théâtre en France.

Le domaine slave, particulièrement riche de créations, a longtemps servi de modèle aux chercheurs français, qui avaient entendu parler de réalisations remarquables dans l'est de l'Europe mais qui n'y avaient accès que par ouï-dire, notamment en raison de l'obstacle de la langue. En une cérémonie officielle au théâtre Bolchoï saluait ses vingt ans d'activités de metteur en scène.

C'est sur cette base que Nina Gourfinkel avait réalisé l'ouvrage fondamental, judicieusement appelé le Théâtre théâtral, paru chez Gallimard en À partir de là, il devenait possible de mettre à la disposition des francophones une version substantielle de l'héritage littéraire de cet homme de théâtre. Ce fut le mérite de Béatrice Picon-Vallin que de s'attaquer à la traduction de ces deux ouvrages qui comportent pages pour le premier volume et pour le second.

L'éditeur entame un nouveau cycle de rééditions corrigées et augmentées. Le premier tome qui vient de sortir couvre la période des débuts de l'artiste, Cette période capitale de formation et de maturation apparaît comme la matrice de toute l'activité postérieure, souvent mieux connue en France, à cause de la posture révolutionnaire adoptée par le metteur en scène.

On ne peut que se réjouir de cette preuve manifeste de la bonne santé des études théâtrales. L'autonomie du spectacle théâtral est donc pleinement reconnue.

Qui plus est on ne peut que se réjouir de voir un éditeur privé, ouvert sur les cultures slaves, seconder et prolonger l'action du C. Égayée et allégée, la nouvelle couverture est plus attrayante que la précédente. Pour le tome qui vient de paraître, une photo de Meyerhol'd jeune vient opportunément illustrer la couverture.

En quoi la nouvelle édition est-elle innovante par rapport à la première qui aura bientôt vingt-cinq ans? Dès l'abord on est agréablement frappé par une typographie plus claire, plus lisible.

La table des matières donne désormais pour chaque texte sa date de parution. On trouve des ajouts précieux, puisés aux meilleures sources. Depuis la parution de l'édition soviétique, ont été publiés de nouveaux documents3 dont le public français trouve la primeur. Le principal d'entre eux est une lettre adressée en janvier par Meyerhol'd à Stanislavskij qui jette quelque lumière sur un épisode crucial de la vie du metteur en scène. On se demandera à ce propos s'il était judicieux de reporter en annexe ce document au lieu de le laisser à sa place chronologique.

Prévoyant cette objection, l'auteur fait valoir, p. L'argument ne paraît pas très probant. Le rédacteur a eu l'excellente idée de faire figurer le texte complet des programmes de travail du studio d'art dramatique de Meyerhol'd, entre et Il était difficile de donner la traduction intégrale de la collection de l'Amour des trois oranges, en revanche la description des cours professés par les divers enseignants est extrêmement utile pour le lecteur qui s'intéresse de plus en plus aux techniques pédagogiques applicables à l'art de l'acteur.

On y trouve donc des précisions sur le travail original de Meyerhol'd, Solov'ev, Vogak, Golube va. On y constate que tous s'inspirent de la Commedia dell'arte pour viser à un jeu corporel, théâtral, festif. Le commentaire met justement l'accent sur la valeur fondatrice d'un travail qui se poursuivra au fil des ans. N'était-ce pas l'occasion de combler une lacune? Il aurait été intéressant de disposer également de commentaires approfondis sur chacun des textes présentés.

Certes, des indications bibliographiques figurent en notes, mais des observations de caractère historique auraient permis d'affiner notre connaissance de l'artiste. Il est dommage de constater dans un ouvrage de cette qualité, la présence de quelques confusions. Dès son jeune âge, il s'était donné tout entier à ce monde du spectacle qu'il élèverait à des sommets inégalés.

Les visions prophétiques de son auteur se sont peu à peu réalisées, au point de devenir des lieux communs. C'est le lot des visionnaires que de ne pouvoir assister de leur vivant au triomphe de leurs intuitions. Avec un soin minutieux et une précision dans les détails auxquels il faut lui rendre hommage, l'auteur relate pas à pas l'histoire de chacune des pièces écrites mais pas toujours représentées du vivant du dramaturge.

On se heurte aussitôt à une difficulté inhérente aux réalités de la vie en Union soviétique au cours des années vingt et trente du XXe siècle. Il s'agit de l'intrusion sans vergogne des hommes politiques et des fonctionnaires dans la vie culturelle, comme d'ailleurs dans la vie tout court. À cet égard le terme de censure n'est même plus approprié.

Mais les autorités soviétiques se permettaient des intrusions dans le processus même de la création, tranchant du haut de leur ignorance et de leur prétention. L'auteur dramatique travaille pour ici et maintenant. On est donc confronté avec Bulgakov à une double image : le talent incontesté d'un écrivain de théâtre, son goût de la mystification, son obsession du monde onirique, refuge ou malédiction pour ceux qui y sont plongés, son humour corrosif ; mais aussi peut-être sa naïveté, son entêtement à vivre comme si de rien n'était et qu'il suffisait d'appliquer les règles du jeu, son rejet des hiérarchies de la direction du théâtre artistique aux organes de contrôle contrebalancé par une confiance sans doute excessive dans la bienveillance du chef suprême, Staline.

C'est sans doute cette conception aristocratique de la vie qui l'a conduit à écrire plusieurs fois au maître de la Russie et surtout de concevoir l'idée d'une pièce dont celui-ci était le personnage principal et qui devait s'attirer ses bonnes grâces.

L'auteur de l'ouvrage décrit avec talent l'aventure de la pièce Batum, écrite à la fin de sa vie par un Bulgakov aux abois, mis à l'écart par les fonctionnaires de la culture qui refusent notamment de lui accorder, en , l'appartement réservé auquel il pouvait prétendre.

C'est l'époque où il mène à bien l'écriture du roman qui sera posthume tout en entreprenant d'écrire cette pièce étrange dont le théâtre artistique de Moscou lui extorque la primeur, espérant en tirer de grands profits politiques.

La pièce oscille entre le tableau historique qui montre le jeune Staline en organisateur de la grève de Batum, au début du siècle, et la glorification d'un héros d'image d'Épinal. Tout en justifiant par la prédiction d'une tsigane, le destin national auquel est promis le révolutionnaire géorgien, Bulgakov s'efforce constamment d'en montrer le côté humain, presque banal.

Inconsciemment Bulgakov tente d'exorciser l'image de l'idole qu'est devenu Staline à la fin des années trente. Celui-ci laissa faire ce Bulgakov qui l'amusait, jusqu'au moment où il fit tout arrêter.

Le théâtre artistique en était pour ses frais. Et pour le dramaturge, c'était le dernier parmi une longue suite d'échecs que l'auteur de l'ouvrage décrit avec émotion et lucidité. Échecs d'autant plus tragiques et inadmissibles que, et M. Autant- Mathieu le montre excellemment, Bulgakov était un homme de théâtre né. À cet égard le chapitre de conclusion dresse un portrait très vivant de cet homme qui ne pouvait vivre sans un public, public de théâtre, ou d'amis, de confidents, de commensaux.

Ce qui l'a amené à accepter sans broncher de passer par les fourches caudines de ceux, et ils étaient nombreux, dont dépendait le sort de ses pièces.

L'exemple de la première d'entre elles est significatif. Il écrit un roman, la Garde blanche, qui a l'heur de plaire à Stanislavskij, directeur du prestigieux théâtre artistique de Moscou.

À sa demande, Bulgakov en tire une réduction pour le théâtre. Première version. Effrayé de sa propre audace, Stanislavskij fait faire plusieurs modifications.

Deuxième version. Il faut changer le titre qui devient cet étrange les Jours des Tourbine pseudonyme que Bulgakov emploie pour parler de sa famille. On procède à une répétition générale en présence des fonctionnaires chargés de l'idéologie, et alors, rien ne va plus.

Il faut remanier en profondeur le texte et célébrer la victoire des bolcheviques dans une pièce consacrée à la lutte du patriotisme et de la culture russe contre le nationalisme ukrainien teinté de barbarie. Troisième version. Autant-Mathieu présente côte à côte les trois versions et s'efforce d'en cerner les différences. Mais ce n'est pas Bulgakov que nous rencontrons ainsi, c'est l'autocensure de Stanislavskij et l'ingérence intolérable de personnages dont il serait intéressant de mieux connaître la biographie.

Cyniques ou ignorants ou les deux? Encore peut-il se féliciter de voir deux de ses pièces, l'île pourpre et l'Appartement de Zoïa, passer l'épreuve du contrôle politique, sans y perdre trop de plumes. Bientôt il va se retrouver face à des difficultés plus grandes, fort bien relatées par l'auteur de l'ouvrage, jusqu'à l'interdiction pure et simple ou le refus apeuré de certains théâtres de monter ses pièces. On voit le problème que pose ce corpus théâtral au chercheur et plus prag- matiquement au metteur en scène contemporain.

Quel est le texte original de l'auteur dramatique? Et celui-ci n'effectue-t-il pas déjà un compromis entre sa vision et ce qu'il pense acceptable. Il va de soi que nous ne disposons d'aucun document qui nous permettrait de connaître les intentions du dramaturge.

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