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C'est tous les soirs sur Canal Algérie, du pur plaisir. En attendant, une interview de l'actrice. Les anonymes se reconnaissent en elle, des serveurs de bar aux chauffeurs de taxi. Des deux côtés de la Méditerranée. Il suffit d'accompagner Biyouna dans ses pérégrinations parisiennes pour s'en rendre compte.

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C'est tous les soirs sur Canal Algérie, du pur plaisir. En attendant, une interview de l'actrice. Les anonymes se reconnaissent en elle, des serveurs de bar aux chauffeurs de taxi. Des deux côtés de la Méditerranée. Il suffit d'accompagner Biyouna dans ses pérégrinations parisiennes pour s'en rendre compte.

Sa popularité est immense. Née dans les quartiers populaires d'Alger, cette femme au caractère trempé sait danser, jouer, chanter et s'affirme comme une très grande artiste, dans le rôle de Papicha de Viva Laldjérie. Comment s'est passée votre enfance en pleine guerre d'indépendance? J'allais à l'école mais je me suis " arrêtée à l'ardoise ".

Je faisais l'école buissonnière pour prendre des cours de danse. Plus raisonnablement, je voulais travailler dans l'hôtellerie car il y avait alors de très bons hôtels en Algérie. Je rêvais d'être gouvernante. J'en voyais habillées en tailleur et donnant des ordres. Mais finalement, j'étais faite pour être artiste.

Ma soeur, Faïza Eldjazaria, était une diva dans notre pays. Plus âgée que moi, elle m'a élevée lorsque mon père est mort. Elle secondait ma mère. Nous vivions dans le quartier de Belcourt et y étions très attachés. C'est pourquoi je parle algérois : moitié français, moitié arabe.

Votre famille a été déterminante dans votre carrière. Particulièrement ma mère qui vient de nous quitter. C'était une artiste dans l'âme. Nadir l'appelait la Marlène Dietrich. Elle était très coquette. À quatre-vingt-quatre ans, elle aimait les bijoux et se faisait les ongles. Quelle que soit l'heure de la journée ou de la nuit, elle avait ses cheveux blonds toujours bien coiffés. Elle m'a beaucoup aidé à aller de l'avant, elle n'écoutait pas les gens et voulait que je fasse tout ce qu'elle n'avait pas fait.

J'étais une rebelle, la brebis galeuse de la famille, alors que mon frère, mon cousin étaient des intellectuels. J'étais un scandale. Ma mère me disait : " Tu aimes danser, vas-y! Ma mère se maquillait pour faire sa prière. Un jour mon mari, officier de marine et grand voyageur, lui a demandé ce qui lui ferait plaisir. Elle lui a répondu : " Un portrait de Marilyn Monroe!

Quand elle disait sa prière, alors qu'elle aurait dû se tourner vers le soleil, elle se tournait vers Marilyn. Je lui disais : " Mais maman, tu es en train de faire ta prière à l'envers! Quand elle touchait sa pension, Maman Djamila la distribuait.

Je me demandais ce qu'elle faisait de son argent. Un jour j'ai compris J'habite au bord de la mer, elle sortait devant la maison où se trouvaient " ceux qui prennent le mur " comme dit Fellag, c'est-à-dire les chômeurs, les vagabonds qui attendent, assis sur un muret et leur donnait tout ce qu'elle possédait. La veille de sa mort, ils ont tous dormi sur le parking de l'hôpital, ils sont montés dans des voitures pour aller au cimetière et sont revenus à pied en cortège.

Vous avez donc commencé par être danseuse? J'ai dansé à partir de quatorze ans. Je rembourrais mes soutiens-gorge d'orientale avec des chaussettes pour avoir une grosse poitrine. J'ai eu de bons chorégraphes qui m'ont enseigné le folklore algérien et oriental.

Puis j'ai appris les danses brésiliennes, le flamenco. J'ai travaillé au Koutoubia, au Copacabana, qui était un beau cabaret. Un jour, un régisseur de télévision m'a demandé d'assister à un tournage. C'était un feuilleton adapté d'un roman de Mohamed Dib. J'étais là en tant que visiteuse. Des comédiennes faisaient des essais. Le réalisateur Mustapha Badie n'était pas satisfait, moi non plus. À un moment, je lui ai dit : " Mais pourquoi font-elles tant de chichis? Il était tellement énervé qu'il m'a dit : " Eh toi!

Il a sommé le régisseur de me retrouver. Pendant une semaine, j'ai résisté. Puis ma mère qui adorait les feuilletons, m'a dit : " Vas-y, tu n'as rien à perdre!

Oui, j'ai commencé avec Mustapha Badie à dix-sept ans, et j'ai tourné avec lui jusqu'à sa mort. Il m'a rassurée et protégée. Il me donnait beaucoup de conseils et de temps en temps me disait : " Biyouna, c'est très bien ce que tu es en train de faire, tu vas devenir une grande!

J'aimais les belles choses, j'aimais m'habiller. C'était les années soixante-dix. Je me souviens de ce feuilleton, la Grande Maison, programmé à sept heures du soir en plein couvre-feu. Tous les Algériens étaient devant la télévision.

Pour moi, ce film était un chef-d'oeuvre. J'y étais une emmerdeuse sympathique et drôle. Dès l'école, je faisais le pitre et j'ai continué longtemps. Excepté durant une longue période de terrorisme et de silence?

Oui, j'ai vécu cette période de terrorisme où on ne tournait plus de films, où tout le monde avait peur avec quatre enfants et une maman. Mais il y avait une solidarité dans la société algérienne. Beaucoup degens ont été généreux avec moi, ce qui fait que je n'ai pas trop ressenti la misère. Ceci explique-t-il que vous ayez une courte carrière cinématographique. Mais mon maître est Nadir Moknèche, il est beau en dedans et en dehors.

C'est lui qui m'a offert le fameux personnage de Meriem dans le Harem de Madame Osmane. C'était ma première sortie d'Algérie. Je n'avais jamais quitté mon pays jusqu'à ce jour de où Nadir m'a téléphoné.

La France m'appelait. D'abord je ne l'ai pas cru. Ça me plaisait beaucoup, mais je ne savais pas comment les choses se passaient là-bas en France! Je n'avais pas de passeport. À quoi bon! Personne ne m'avait jamais appelé. J'ai eu deux passeports périmés avant que je ne fasse le moindre voyage. Et je n'aime pas partir à l'aventure. Quand je vais en France maintenant, je fais mon travail et je rentre très vite chez moi.

Vos débuts à Paris, ce sont surtout deux rencontres, Carmen Maura et Nadir? À Paris, j'ai rencontré Carmen Maura. J'avais peur d'elle. J'en avais entendu parler comme d'une grande star espagnole.

J'ai découvert une femme très gentille qui m'a appris beaucoup sur le tournage. Et j'étais si heureuse de rencontrer enfin Nadir avec qui j'avais parlé au téléphone pendant neuf mois! Pour moi, c'était une thérapie. Il m'a encouragée et protégé. Et il m'a rappelé pour jouer dans Viva Laldjérie. Comme dans les stades, j'ai dit : " Ouan, tou, tri, Viva Laldjérie!

Maintenant, je me sens une actrice qui chante et plus une chanteuse qui joue. Il n'y a plus de " Biyouna ". En Algérie, on a trop utilisé ma nature. Après le succès de l'album Raid Zone réalisé avec le compositeur John Bagnolett et sa participation au spectacle de Fellag Opéra d'Casbah mis en scène par Jérôme Savary à l'Opéra-Comique, Biyouna commence à s'imaginer vivant des deux côtés de la Méditerranée.

Avec pour cet été, une série d'émissions pour la télévision algérienne et le tournage à Toulon de " La Rue des figuiers " de Yasmina Yahiaoui avec Fellag.

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Nass Mlah City 2

Taille: Je regarde Nass Mlah city 3 sur Canal Algérie tous les jours à naws heure algérienne donc 20h20 heure française. Alger — avec cartes, photos et avis de lecteurs in French. From Wikipedia, the free encyclopedia.

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